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Église Réformée de Thiers - Les Sarraix

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Témoignage de Catherine JULIEN

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Témoignage de Charlène GOSSELIN

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Témoignage de Joël GRISSOLANGE

Seigneur, aide-moi !

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Témoignage des parents de Sarah Collardé

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Témoignage de Sarah Collardé

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   Je m’appelle Sarah. Le témoignage que je m’apprête à vous donner pourrait commencer comme tous les contes de fées : il était une fois…

 

   Je suis une jeune femme comme les autres, 24 ans, deux chats, une maison, un conjoint et je me disais toujours, quand on m’annonçait que quelqu’un était malade : Oh, le pauvre ! Heureusement que ça ne nous arrive pas à nous !

   J’ai parlé un peu trop vite je crois, car en quelques mois, ma vie a complètement basculée : De violentes douleurs pendant mes menstruations, des vomissements incessants, puis de fortes douleurs dans le dos.

   Après des mois de visites chez différents gynécologues et médecins, je tombe enfin « par hasard »  sur le remplaçant de mon médecin qui lui, a réagi immédiatement. Dans les trois jours qui ont suivi tout s’est écroulé. Le verdict tombe : madame, votre rein va éclater !

   Voilà la seule chose qu’on a trouvé à me dire en plein milieu de la salle d’attente.

 

   Cinq heures après, à la suite d’IRM, de scanners et de radios, les médecins ont décelé des nodules d’endométriose (cellules de l’endomètre qui, au lieu de rester dans l’utérus, saignent dans la partie du corps où elles sont fixées) éparpillés dans tout mon abdomen, écrasant la plupart de mes organes, y compris mon rein et en particulier l’uretère (canal qui conduit l’urine du rein à la vessie) .

 

   La première opération a été de soulager ce rein en y insérant une sonde. Ma joie de ne plus souffrir à été de courte durée.

  La deuxième opération consistait à enlever ces nodules, un par un, sous cœlioscopie, un jeu d’enfant pour le grand professeur spécialiste qui m’a opérée pendant… 8 heures !

   Réveil douloureux aussi bien physique que moral, car on m’annonce que pendant cette intervention le médecin a été dans l’obligation de me retirer un des ovaires.

 

   Au bout d’une semaine d’hospitalisation, ce qui devait être une opération de routine s’est très vite transformé en cauchemar : une sonde urinaire défectueuse (la seule sur des milliers, bien sûr !), le rein au bord de l’explosion, un jour de grève, et tout ça un dimanche soir ! Bref autant vous dire que ce soir-là a été le premier plus long soir d’une longue série.

 

   Mes parents ont sûrement dû se douter que je ne ferais rien comme prévu par les médecins ; c’est donc pour cela qu’ils avaient mis en route un réseau de chrétiens prêts à me soutenir dans la prière, une armée prête à se battre à ma place contre ce mal qui me rongeait.

   Des églises et des chrétiens de toute la France, Alsace, Lorraine, région Centre, Sud, Nord… bref la France entière mobilisé juste pour moi, et même au-delà des frontières, en Autriche.

 

   À partir de cette opération, tout s’est enchaîné. Pendant deux ans, j’ai subi une douzaine d’opérations, plusieurs actes chirurgicaux sans anesthésie car j’étais trop faible et les médecins avaient peur que mon cœur ne tienne plus le coup.

 

   Le jour de mes 25 ans, comme cadeau, j’ai eu un trou dans le dos pour placer une sonde directement dans le rein, en attendant une greffe de l’uretère, qui n’a pu être faite que 4 mois plus tard. À partir de là, mon corps a abandonné la bataille. J’ai perdu beaucoup de poids car je n’arrivais plus à m’alimenter, les douleurs devenaient insupportables.

   Le jour de la greffe est enfin arrivé. 10 heures sur la table d’opération ! Un arrêt cardiaque ! Poussé par une force mystérieuse, un des médecins à continué à opérer, malgré les difficultés et les conseils de ses confrères qui l’incitaient à tout arrêter.

 

   10 jours en réanimation, nourrie par sonde et branchée de tous cotés. Et malgré tout je tenais encore bon.

 

   Tous les jours, mes parents m’apportaient un vrai trésor : des mails de prières, de réconfort, de soutien envoyés par tous ces chrétiens.

 

   Deux mois plus tard, alors que je commençais seulement à me remettre de cette grosse opération, mon ventre a commencé à gonfler et à me faire terriblement mal. J’ai eu juste le temps de retourner en urgence à l’hôpital où j’ai fait une éventration. Panique à bord ! Qu’est ce qui m’attend ENCORE ? On m’a fait une nouvelle opération : pose d’une lame, et d’une nouvelle sonde ! Avec celle insérée dans mon dos, je ressemble plus à un Alien qu’à autre chose ! Je me dis que j’en ai pour une semaine tout au plus, le médecin affirmant que ce sont des abcès formés dans mon abdomen qui ont éclatés, que la lame et la sonde vont drainer le tout et que tout ira mieux très vite…..

 

   Nous ne devons pas avoir la même définition de très vite, car j’ai passé alors 4 mois à l’hôpital avec  un état qui empirait de jour en jour, jusqu’à ce qu’un soir, le médecin passe et me dise qu’il fallait que je mette mes affaires en ordre car il ne pensait pas que je passerais la semaine. Mes parents n’osaient plus me quitter le soir, ma sœur faisait plus de 1000 km en 24 heures, juste pour passé une ou deux heures avec moi, et la plupart du temps je ne m’en apercevais même pas.

 

    Mes parents continuaient régulièrement à tenir tout notre réseau chrétien au courant des différentes avancées. Lorsque notre église à compris que tout cela devenait vraiment trop difficile pour moi, ils ont décidé de jeûner et prier en non-stop à tour de rôle jusqu'à ce que le médecin affirme que j’étais sauvée.

 

   J’ai fini par rentrer chez moi, toujours avec mes sondes et mes poches, avec des aller-retour réguliers aux urgences pour recoudre telle ou telle sonde. À force ils me connaissaient tous ! On aurait dû me proposer une carte de fidélité !

 

   Beaucoup de personnes m’ont soutenue aussi bien moralement que physiquement. Mais je voudrais à présent vous parler de mon « tonton Marc », qui à toujours été très proche de ma sœur et  de moi.

   Lui aussi est très malade, atteint d’un cancer qui se généralise petit à petit. Il est suivi par un médecin en Italie. Il a ressenti le besoin de lui parler de mes problèmes de santé. Très vite, le médecin lui a proposé de me faire passer des examens, afin de déterminer mes besoins. En quelques semaines, mon oncle m’a offert un traitement qui à tout fait basculer, mais du bon coté cette fois ! Un traitement 100% naturel puisqu’il s’agit uniquement de plantes et de minéraux ainsi que de cellules souches saines. En très peu de temps je me suis remise alors que mes médecins n’y croyaient plus trop. Lors d’un contrôle chez mon urologue, il a regardé mes radios, perplexe, et m’a dit : « Une telle amélioration en si peu de temps, je n’ai jamais vu ça ! ».  Et moi, très confiante, je lui ai répondu : «  Chez nous, on appelle ça un miracle ; il ne faut pas chercher plus loin ! ». Il a bien était obligé de me croire.

 

   Cet été, mon tonton m’a emmenée avec lui en Italie afin de rencontrer ce fameux docteur. J’ai été accueillie comme son propre enfant. Les personnes qui partagent les séances de chimio avec mon oncle sont venues vers moi et m’ont toutes prise dans leurs bras pour me dire à quel point elles étaient heureuses de faire enfin m’a connaissance. Et malgré leur propre expérience et souffrance, je n’ai vu que de l’amour et des sourires. Le docteur Lagarde est très proche de ses patients ; ce sont même pour ainsi dire des amis et j’ai ressenti une paix vraiment intense auprès de ces personnes. J’ai passé une semaine merveilleuse pleine d’amour et de sentiments profonds.

 

   Aujourd’hui, presque trois ans après le début de cette histoire, ma vie reprend son cours. J’ai repris mon travail qui est pour moi une vraie vocation, surtout depuis ces événements. Je suis auxiliaire de vie sociale et je suis heureuse aujourd’hui de pouvoir témoigner de mes « aventures » auprès de mes patients et de pouvoir leur dire à quel point le soutien de proches et de cette merveilleuse famille que sont les chrétiens m’a permis de tenir bon même dans les pires moments.

   C’est dans ces moments que nous prenons conscience de la force et de la puissance de la prière. N’oublions pas que le Seigneur nous a dit que là où deux ou trois sont réunis en son nom, il est au milieu d’eux.

 

   Lorsque je prie le « Notre Père » une phrase m’interpelle : «  que ta volonté soit faite… ». Cette phrase prend tout son sens surtout quand la volonté de Dieu n’est pas la même que la vôtre. Il est alors difficile d’accepter de lâcher prise et de dire « Vas-y Seigneur ! Agis comme bon te semble, je te fais ENTIEREMENT confiance ! »

 

   Aujourd’hui tout va mieux, j’ai plein de projets en tête, dont notre mariage le 14 septembre de cette année et, si tout va bien et avec l’accord des médecins, peut être même un bébé l’année prochaine.

 

   Je voudrais terminer mon témoignage en remerciant de tout mon cœur chacun d’entre vous, qui depuis tout ce temps restez fidèles dans la prière, dans vos messages de soutien, dans votre amour, alors que pour la plupart vous ne m’avez jamais rencontrée. Merci à vous de m’avoir sauvée, car même si c’est le Seigneur qui a permis m’a guérison, c’est vous qui l’avez demandée avec force.

 

   Je remercie aussi certains de mes médecins et infirmières pour leur soutien, leur dévouement ; ils ont été pour moi une famille. Je ne peux pas les nommer, mais le Seigneur les reconnaît, car auprès d’eux j’ai pu témoigner de ma foi.

 

   J’ai aussi une pensée pour mes parents et ma sœur qui ont été présents tous les jours et qui continuent à me surveiller de très près, comme quoi, même à 27 ans, on a toujours besoin de ses parents !

   Et aussi merci à celui qui m’a demandé de faire ce témoignage qui, je l’espère, donnera un rayon de soleil et d’espoir à tous ceux qui sont dans la maladie et la souffrance.

 

   Et enfin, je voudrais remercier de toutes mes forces mon tonton pour tout ce qu’il a entrepris pour moi. C’était bien plus qu’un simple soutien financier. Nous avons partagé la maladie, les douleurs, les moments de doutes comme les moments de bonheur. Lui, malheureusement, n’en a pas encore fini avec le mal qui le ronge, mais je lui promets d’être à ses côtés comme il l’a été pour moi.

 

    Encore un merci. Cette fois, c’est le dernier, promis.

 

MERCI SEIGNEUR de m’avoir offert cette chance !

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