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ATTENTION : DE NOVEMBRE 2019 À MARS 2020, TOUS LES CULTES ONT LIEU À THIERS

Église Réformée de Thiers - Les Sarraix

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Projet de vie

Voici comment le C.P. souhaite orienter le culte

dans l’Église Réformée Évangélique de Thiers-Les Sarraix

 

Jésus dit à une femme samaritaine :

« crois-moi, femme, l’heure vient où ce n’est ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous (les Juifs dont Jésus fait partie) adorons ce que nous connaissons, car le salut est (provenant en permanence) des Juifs. Mais l’heure vient, elle est là, où les vrais adorateurs adoreront le Père en Esprit et en Vérité. Dieu est Esprit et c’est pourquoi ceux qui L’adorent doivent L’adorer en Esprit et en Vérité » Jean 4/21-24.

Ce texte est très important. On peut le résumer en deux affirmations :

1. seuls les Juifs nous ont appris à adorer le vrai Dieu, le Dieu vivant, le Seigneur Un, comme dit l’apôtre Paul avec toute son autorité : « les Israélites, à qui appartient… le culte » Romains 9/4. Par conséquent, l’hostilité au peuple juif n’a pas de place dans un culte chrétien.

2. A l’intérieur du peuple juif, dans la personne du Messie Jésus le Narôréen, à l’heure de son élévation sur la croix, a surgi l’adoration en Esprit et en Vérité, à laquelle ont accès Israël et les Nations.  L’Esprit ne désigne pas l’esprit humain, mais Celui que l’élévation de Jésus, son départ vers le Père nous a octroyé : « moi, je prierai le Père : il vous donnera un autre Paraclet qui restera avec vous pour toujours. C’est Lui l’Esprit de vérité… » Jean 14/16-17. Cette parole du Christ nous enseigne à ne pas faire dépendre la présence de l’Esprit de nos actions ou de nos émotions à nous, quelles qu’elles soient, même pas de nos demandes suppliantes et répétées que l’Esprit vienne (même s’il est bon de prier ainsi) : l’Esprit de vérité vient par le départ de Jésus vers le Père et par la prière de Jésus. Nous croyons à ces paroles et voulons laisser à l’Esprit de vérité toute sa place dans nos cultes centrés sur « l’heure où le Fils de l’homme a été glorifié » Jean 12/23. Dans ce dernier passage, il est justement question des Grecs qui veulent voir Jésus. Ces Grecs sont les représentants de toutes les Nations dont nous sommes. Ces Nations peuvent désormais « voir » Jésus dans sa gloire, dans le culte en Esprit et en Vérité.  

 

Pour entrer dans cette heure où le Fils de l’homme a été glorifié, l’église réformée de Thiers-Les Sarraix invite ses membres à commencer le culte par une louange, en utilisant notamment un psaume (ce qui nous met en communion avec le culte au temple de

Jérusalem, tel qu’il était célébré par les Juifs, et aussi en communion avec nos ancêtres huguenots qui lisaient et chantaient les Psaumes pendant leurs cultes au désert).

Le Seigneur Dieu d’Israël mérite d’être adoré, d’être loué, magnifié et glorifié pour deux raisons :

1. Il est notre Créateur ainsi que du monde invisible et invisible

2. Il est notre Sauveur.

 

Après une courte liturgie réformée classique (confession du péché, annonce du pardon), les participants au culte sont invités à la communion au corps et au sang du Christ, puisque « l’heure où le Fils de l’homme a été glorifié » désigne explicitement le dernier repas que Jésus a pris avec les siens Jean 13/31.

Pendant la communion au corps et au sang du Christ, les membres de l’assemblée prient en silence ou à haute voix et sont encouragés à exercer les charismes selon l’ordre enseigné par l’apôtre Paul dans I Corinthiens 12 à 14.

Nous retenons de ce long passage deux choses :

1. « … désirez avec ardeur les (dons) spirituels, mais surtout de prophétiser » I Corinthiens 14/1. Les prophéties sont données par le Seigneur pour nous permettre de découvrir son amour avec toutes ses facettes. Elles sont un outil efficace, car nous parlent précisément de l’amour de Dieu dans un besoin, un souci ou une orientation nécessaire pour notre vie.

2. « Poursuivez l’amour… » I Corinthiens 14/1. Ce deuxième conseil est le plus important. Les charismes sont des outils, l’amour de Dieu est ce que ces outils veulent révéler en nous et dans les autres. Voilà pourquoi l’enseignement de Paul sur les charismes I Corinthiens 12 et 14 est seulement un écrin qui contient le chapitre sur l’amour I Corinthiens 13. Cet Amour, c’est Christ au milieu de nous.

Il n’est donc pas étonnant que ce moment du culte soit à la fois sous le signe d’une grande liberté (chacun-e doit pouvoir respirer, écouter l’Esprit de sainteté, ne pas se sentir stressé par ce qui pourrait être exprimé) et sous le signe d’une soumission réciproque des conseillers presbytéraux, du pasteur comme de tous les membres de l’assemblée : « étant soumis les uns aux autres dans la crainte de Christ » Ephésiens 5/21. Si quelque chose peut amener du trouble, nous pouvons renoncer à l’exprimer, ou attendre une occasion favorable. L’Esprit ne contraint personne : « or le Seigneur est l’Esprit ; mais là où est l’Esprit du Seigneur, il y a la liberté » II Corinthiens 3/17. Les démons enlèvent la liberté, l’Esprit la donne ; il ne nous investit pas comme une puissance incontrôlable ; Il nous donne communion au Seigneur et entre nous.

 

 

Après la Sainte-Cène, l’assemblée est invitée à s’asseoir et à écouter les lectures bibliques choisies par le prédicateur. Nous aimons suivre celles qui sont proposées par l’EPUdF, car ce sont la plupart du temps les mêmes que celles de l’église catholique, ce qui nous permet d’être en communion avec les frères et sœurs de cette église. Mais le prédicateur peut choisir d’autres lectures.

La prédication est une création de Dieu en Christ ressuscité.

« En sorte que si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création : les choses vieilles sont passées ; voici il y a des choses nouvelles; et toutes sont du Dieu qui nous a réconciliés avec Lui-même par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation, savoir, que Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, ne leur imputant par leurs fautes et mettant en nous la parole de la réconciliation » II Corinthiens 5/17-19.

Ces versets nous enseignent de façon remarquable sur le sens du ministère de la prédication. L’apôtre Paul ne nous dit pas simplement : « … du Dieu qui nous a réconciliés avec Lui-même par Christ » (la phrase aurait pu se terminer là, c’est déjà merveilleux en

soi !), mais il ajoute dans la foulée : « et qui nous a donné le ministère de la réconciliation » v.18 et il répète cela au verset suivant : « mettant en nous la parole de la réconciliation » v.19. Quand a surgi la réconciliation du monde avec Dieu, a surgi aussi dans l’Eglise envoyée dans le monde, le ministère de la réconciliation, qui est assuré dans l’église réformée particulièrement par les prédicateurs. Pour prêcher, nous nous abandonnons complètement à la vérité de ce que Paul nous révèle ici. Nous ne développons pas avant tout nos propres idées, nous ne mettons pas en avant nos expériences, nous ne faisons pas de la morale, nous faisons encore moins de l’ « eiségèse » (l’ « eiségèse » est le contraire de l’exégèse : l’ « eiségèse » consiste à prendre un texte biblique et à lui faire dire ce qu’on a envie qu’il dise ; l’exégèse consiste à étudier le texte biblique de façon à faire sortir, à proclamer ce que le texte veut nous enseigner, et qui peut aller à l’encontre de ce que nous pensions y trouver). Nous ne cherchons pas non plus à émouvoir ou à convaincre par des raisonnements humains. Toutes ces choses sont secondaires par rapport à ce que Paul dit : nous prêchons parce que cela fait partie de la réconciliation accomplie par Dieu avec le monde par Christ.

Concernant l’exégèse, nous garderons présent à l’esprit que Jésus est le seul exégète véritablement infaillible de la Parole de Dieu : « personne ne vit jamais Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, en a fait l’exégèse (on peut aussi traduire : « celui-là (y) entraîna ») » Jean 1/18 ; « et moi, je pleurais fort, parce que nul n’était trouvé digne d’ouvrir le livre ni de le regarder. Et l’un des anciens me dit : ne pleure pas ; voici, le lion qui est de la tribu de Juda, la racine de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux » Apocalypse 5/4-5. Si nous prêchons des choses fausses (cela peut arriver, comme l’affirme l’apôtre Jacques : « ne soyez pas beaucoup de docteurs, mes frères, sachant que nous recevrons un jugement plus sévère ; car nous faillons tous à plusieurs égards » Jacques 3/1-2, nous comptons sur la grâce de Dieu qui nous pardonnera et qui aura fermé les oreilles de ceux qui lui appartiennent, comme le dit Jésus :

«  elles (Ses brebis) connaissent sa voix ; mais elles ne suivront point un étranger… parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers » Jean 10/4-5.

 

Après la prédication, le culte se poursuit par la prière d’intercession.

Quatre thèmes sont à aborder, si possible :

1. Prière pour l’Eglise : « priant par toutes sortes de prières et de supplications, en tout temps, par l’Esprit, et veillant à cela avec toute persévérance et des supplications pour tous les saints » Ephésiens 6/18

2. Prière pour Jérusalem : « Demandez la paix de Jérusalem » Psaume 122/6

3. Prière pour notre pays : « cherchez la paix de la ville où vous êtes transportés, et priez l’Eternel pour elle ; car dans sa paix sera votre paix » Jérémie 29/7

4. Prière pour les malades : « quelqu’un parmi vous est-il malade, qu’il appelle les anciens de l’assemblée, et qu’ils prient pour lui en l’oignant d’huile au nom du Seigneur ; et la prière de la foi sauvera le malade et le Seigneur le relèvera ; et s’il a commis des péchés il lui sera pardonné » Jacques 5/14-15.

On pourrait citer tellement de versets sur la prière ! Tous nous diront qu’il n’y a pas d’Eglise sans prière constante les uns pour les autres. Nous n’existons que parce que Jésus a prié et continue à prier pour nous et nous entrons dans cette prière de Jésus, nous la vivons nous aussi.

En ce sens, le culte n’a pas vraiment de fin, même s’il y a une bénédiction finale suivie de l’offrande et des annonces.

En effet, quand l'apôtre nous enseigne sur le culte "logique" en réponse à la merveille de la grâce de Dieu, il nous dit tout simplement : « je vous exhorte donc, frères, au nom de la miséricorde de Dieu, à vous offrir vous-mêmes en sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu : ce sera là votre culte logique » Romains 12/1.

Tant de blessés au bord de nos routes attendent de nous ce culte-là : que nous leur En effet, quand l’apôtre Paul nous enseigne sur le culte « logique » en réponse à la apportions la guérison du Seigneur !

Ce culte-là se vit chaque jour. Sans ce culte-là, notre culte dominical est une défiguration de Dieu, une idolâtrie.

L’histoire d’Israël nous enseigne : l’amour de Dieu sans l’amour du prochain est insupportable à Dieu.

Comme les prophètes l’ont dit à Israël, l’apôtre Jean le dit à l’Eglise:

« mes petits-enfants, gardez-vous des idoles » I Jean 5/21.

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