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Église Réformée de Thiers - Les Sarraix

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L'épreuve du deuil

  Comme beaucoup d'entre vous ont déjà été éprouvés par le deuil, ma famille est éprouvée aujourd'hui. Vous le savez et votre aide m'a été précieuse. Ecclésiaste 7,2 : "Mieux vaut se rendre dans la maison où l'on pleure un mort que dans celle où se tient un banquet. La mort est la fin de tout homme et il est bon que chacun s'en souvienne".

   Lorsque j'ai lu pour la première fois ce verset, j'étais très jeune et je ne le comprenais pas du tout, car pour moi, le deuil n'évoquait que la douleur et la souffrance. Depuis que mon père et décédé, ce verset prend plus de sens pour moi. Lorsqu'une personne meurt, ses proches franchissent plusieurs étapes pour continuer à vivre. Pour moi, il y a trois étapes : la séparation, le deuil et l'acceptation.

   La première étape, qui je pense est la plus dure, est l'étape de la séparation. Lorsque nous apprenons la mort d'un être cher, il y a une cassure brutale qui se crée entre les personnes vivantes et la personne décédée. En effet, à partir de cette nouvelle, plus aucun échange ne sera possible avec le défunt, jusqu'au retour de Jésus-Christ. Cette étape de la séparation est plus ou moins douloureuse en fonction de la personne qui est morte. Si c'est un enfant qui meurt, c'est encore plus difficile que si c'est une personne âgée. Mais quoi qu'il en soit, dans les deux cas c'est très douloureux. Cette étape de la séparation est la plus dure, car nous n'avons aucun contrôle sur elle. Ce n'est pas nous qui choisissons la date et l'heure de la mort de nos proches, mais Dieu qui est souverain sur toutes choses.

   La deuxième étape, c'est ce que j'appellerais le deuil ou l'étape de la reconstruction. Cette étape ne peut commencer que lorsque nous sommes en paix avec Dieu. Si nous entrons en rébellion contre Lui, nous ne pourrons pas passer à cette étape du deuil. Pour y arriver, il nous faut accepter la décision de Dieu de reprendre notre proche et accepter qu'il vienne à notre aide. Cette étape du deuil est moins violente que la première étape de la séparation, car pendant cette étape,  le Seigneur va venir près des siens pour les aider à se reconstruire. Alors, ils pourront vivre à nouveau malgré cette séparation. Le deuil est triste car il nous oblige à nous poser des questions sur la façon de surmonter cette épreuve. Il nous confronte à la mort et au but réel de notre vie. Cependant, cette étape peut être aussi un moment où le Seigneur vient prendre soin de nous, où il nous porte, nous encourage et nous console. Je dis "peut être", car pour en bénéficier, il faut accepter de prendre du temps avec le Seigneur à travers les louanges, la prière et la lecture de la Bible. C'est triste à dire, mais ce temps de deuil de mon père que j'ai passé avec ma maman est un moment inoubliable, car la présence de Dieu y a été très forte. Lorsque nous faisons la fête, nos pensées se tournent souvent sur nous-même, et finalement, on peut passer à côté du vrai sens de la vie ; alors que lorsque nous sommes dans une maison en deuil, nous nous rappelons que nous ne sommes pas appelés à vivre pour l'éternité sur cette terre, mais auprès de Dieu.
   Le deuil est une étape essentielle, et il faut prendre le temps de la vivre, car il va nous aider, avec l'aide de Dieu, à trouver un sens à notre vie sur terre. Si nous négligeons cette étape, nous risquons de le regretter plus tard. C'est un peu comme une voiture : si nous ne prenons pas le temps de bien la réparer, elle risque de casser à l'avenir, et parfois, c'est grave. Si nous arrivons à bien vivre cette étape, alors nous pourrons passer à la troisième étape, l'acceptation.

   L'étape de l'acceptation est la dernière étape, et elle nous permet de reprendre notre vie là où nous l'avons laissée. Cette étape consiste à accepter la mort de l'autre afin de continuer à vivre. Quelquefois, nous oublions que nous n'avons pas été créés par Dieu pour vivre éternellement sur cette terre : "Bien-aimés, je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs sur la terre" ( 1 Pierre 2,11). Pour continuer à vivre sur cette terre, il nous faut accepter que, d'une part la mort ne nous appartient pas, et d'autre part que même si Christ a vaincu la mort, tant qu'il ne sera pas revenu sur terre, il nous faudra passer par cette étape. Ensuite, nous le rejoindrons pour l'éternité et dans son royaume. Et pour terminer la fin du verset d'Ecclésiaste 7,2 :"La mort est la fin de tout homme et il est bon que chacun s'en souvienne."

                                             Denis SCHNELLER
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