Alain NADAL, le 6 septembre 2026
Membre d’église ou disciple de Christ ?
Luc 9,23 : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix et qu’il me suive. »
La prédication que vous allez entendre a pour titre : « Membre d’église ou disciple de Christ ? » Elle n’est pas de moi. Elle a été inspirée par les enseignements de Charles Spurgeon, un pasteur baptiste réformée britannique de la seconde moitié du XIXe siècle.
Charles Spurgeon a dit un jour : « Le christianisme qui ne coûte rien ne vaut rien. »
Cette phrase résonne comme un coup de tonnerre dans le contexte de l’église contemporaine. Nos congrégations sont remplies de noms sur des listes de membres, mais elles sont vides de personnes qui prennent leur croix et suivent le Christ.
Du temps de Jésus, que signifiait « suivre le Maître » ? Cela signifiait abandonner ses filets de pêche, ses maisons et même sa propre vie.
Aujourd’hui, pour beaucoup, il suffit de signer un papier, de lever la main pour voter lors d’une Assemblée générale et de participer à des activités sociales, pour être considéré comme croyant. Mais il y a une différence abyssale entre un membre d’église et un disciple du Seigneur.
Dans ce qui va suivre, nous allons voir, à la lumière de la Parole de Dieu, la différence radicale entre le « membre d’église » et le « disciple ». Nous allons comprendre pourquoi les églises peuvent être remplies de monde, mais vides de puissance spirituelle. Et nous allons découvrir ce que signifie vivre comme quelqu’un qui suit vraiment les pas de Christ.
Si nous désirons aller au-delà du titre de chrétien de nom, et embrasser la vie d’un disciple authentique, ce message pourrait être le tournant entre une foi superficielle et une relation profonde avec le Seigneur.
L’église primitive n’était pas définie par des bâtiments, des tapis ou des enseignes de dénominations. Elle était formée d’hommes et de femmes qui, selon Act 2,42 « persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain et dans les prières. »
Il n’y avait pas de place pour les spectateurs. Tous étaient des participants actifs de la mission du Christ.
Mais en regardant la majeure partie de l’église contemporaine, nous voyons un scénario opposé : des foules assises, peu de serviteurs, beaucoup d’auditeurs, peu de gens qui obéissent.
Spurgeon a dit : « Si vous êtes chrétien, vous êtes soit missionnaire, soit imposteur. »
Cette phrase est dure à entendre, mais elle est vraie. Elle révèle que l’appel de Jésus n’a jamais été de former un club religieux, mais une armée spirituelle ! Cependant, ce que nous voyons aujourd’hui, ce sont des chaises ou des bancs occupés par des personnes, mais des cœurs vides d’engagement.
Un membre d’église, au sens institutionnel, peut se contenter de participer au culte, contribuer financièrement et être présent aux dates spéciales.
Un disciple, lui, est celui qui, comme le dit Luc 9,23, se renie lui-même quotidiennement, prend sa croix et suit le Christ. C’est une vie marquée par le renoncement, l’obéissance et l’amour sacrificiel.
Le problème, c’est qu’au fil des siècles, le mot « église » a été réduit à un espace physique, et le titre de « membre » est devenu plus important que la notion de « disciple ». Cette distorsion a fait que l’identité chrétienne a été échangée contre un simple statut social : « Moi, je fais partie de telle église ! Et toi ? »
Comprenons bien : Ce qui compte aux yeux de Dieu, ce n’est pas le nombre de cartes de membres ou les statistiques. Jésus n’a pas dit : « Allez, et faîtes des membres . » Il a dit, dans Mt 28,19 : « Allez, faîtes de toutes les nations des disciples. » La différence est flagrante : Les membres sont ajoutés par des méthodes humaines. Les disciples sont formés par la puissance du Saint-Esprit et par l’obéissance à la Parole.
Être disciple à un coût. Jésus a lui-même averti dans Luc 14,27 : « Quiconque ne porte pas sa croix et ne me suit pas ne peut pas être mon disciple. »
C’est en entendant ces paroles que beaucoup s’éloignent. Ils veulent les bénédictions de l’Évangile, mais pas le prix du discipulat. Ils veulent la couronne, mais sans la croix : ils veulent la promesse, mais sans l’engagement.
C’est l’épreuve qui révèle qui n’est membre que de nom, et qui est un vrai disciple. Un membre peut se contenter de sa routine, mais un disciple est toujours en mouvement, modelé par l’Esprit, grandissant dans la foi, étant le sel et la lumière dans le monde.
Malheureusement, la culture de la facilité est entrée dans les églises. Il est plus facile de remplir des salles avec des messages de motivation, qu’avec la vérité qui confronte et exige un changement. Il est plus facile de maintenir un membre diverti, que de former un disciple engagé. Mais l’Évangile n’a pas été conçu pour le divertissement. Il a été conçu pour la transformation.
La question que nous devons nous poser est la suivante : Combien d’entre nous vivraient réellement leur foi si le prix était la persécution, le perte d’un emploi, le rejet social ou même la mort ?
L’histoire de l’église primitive et des missionnaires au fil des siècles montre que le vrai discipulat est éprouvé dans les flammes de l’adversité. Au final, la différence est simple : le membre fréquente, le disciple suit. Le membre assiste, le disciple sert. Le membre se nourrit seulement, le disciple nourrit aussi les autres. Le membre cherche le confort, le disciple cherche la croix. Si l’église veut redevenir pleine de vie et de puissance, elle doit revenir au modèle du Christ et des apôtres, c’est-à-dire moins de chaises occupées par des spectateurs, et plus de cœurs enflammés par le témoignage des disciples.
Le Réveil auquel beaucoup aspirent ne viendra pas tant que l’église se satisfera d’une liste remplie de noms, ou de personnes qui ne font pas don de soi.
Le Seigneur a été clair en disant dans Jean 14,15 : « Si vous m’aimez, gardez mes commandements . »
Mais dans le contexte actuel, il n’est pas rare de trouver des personnes qui professent le Christ, mais vivent en complète contradiction avec ses enseignements. C’est le phénomène de la foi sans obéissance, quelque chose qui remplit de membres les églises, mais vide le ciel de vrais disciples.
Spurgeon affirmait : « La foi qui ne mène pas à l’obéissance n’est pas la foi, c’est de la présomption ».
Cette phrase est une alerte contre la fausse sécurité. En effet, beaucoup pensent qu’il est suffisant de se lever au cours d’un appel pour accepter Jésus-Christ, alors que leur vie reste inchangée, et n’a pas été touchée par le pouvoir transformateur de l’Évangile. Le membre qui ne fait que croire des lèvres, est comme un soldat qui porte l’uniforme mais n’entre jamais en bataille. Il porte le nom de chrétien mais ne montre pas de fruit qui confirme sa foi.
Jésus, dans Matthieu 7,21 a clairement dit : « Ce n’est pas tous ceux qui me disent Seigneur ! Seigneur ! qui entreront dans les Royaume des cieux, mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux . »
L’obéissance est le lien qui unit ce que nous disons croire à ce que nous vivons réellement. Sans l’obéissance, la foi est morte. Comme l’a dit Jacques en 2,17 : « Il en est ainsi de la foi, écrit-il : si elle n’a pas d’œuvre, elle est morte en elle-même. » C’est là la racine du problème de tant d’églises. L’Évangile est prêché sans l’exigence d’obéissance.
Un disciple ne choisit pas à quel commandement il va obéir. Il ne traite pas la Parole comme un buffet spirituel en ne choisissant que ce qui lui plaît. Le disciple comprend que la volonté de Dieu est bonne, parfaite et agréable (Rm 12,2) même quand elle exige un renoncement douloureux.
Spurgeon a déclaré : « Il n’y a pas de demi-obéissance à Christ. Soit vous êtes entièrement à lui, soit vous ne lui appartenez pas ».
C’est pourquoi le discipulat exige un don de soi complet. Il n’existe pas de chrétien à mi-temps. La foi sans obéissance transforme le culte en simple rituel. La personne chante, écoute, prie, mais en sortant retourne à son ancienne vie. C’est comme l’homme décrit par Jacques en 1,23-24 : « Car si quelqu’un écoute la Parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel. Et après s’être regardé, s’en va et oublie comment il est. »
Le vrai disciple, en revanche, écoute et met en pratique. Il comprend que chaque commandement du Christ est un appel à la vie et à la liberté, et non une prison. Il obéit non pas pour être sauvé, mais parce qu’il est déjà sauvé. L’obéissance est le fruit de la gratitude et non une monnaie d’échange.
Malheureusement, la foi sans obéissance est plus que tolérée dans l’église moderne, car elle semble ne déranger personne. Un membre sans engagement ne remet pas en question le statu quo, (ce qui existe déjà) ne confronte pas le péché, n’appelle pas les autres à la repentance. Il reste à l’aise, et maintient les autres à l’aise.
Mais le discipulat de Jésus est tout, sauf confortable. Il faut comprendre que l’obéissance n’est pas facultative pour celui qui veut suivre le Christ.
Dans Luc 6,46, Jésus nous met en garde : « Pourquoi m’appelez vous Seigneur, Seigneur, et ne faites-vous pas ce que je dis ? » Cette question raisonne à travers les siècles et traverse les murs de chaque temple, atteignant chaque cœur qui essaie de vivre un christianisme sans la croix.
Tant que l’église acceptera des membres qui vivent sans obéissance comme si c’était normal, elle continuera avec des rangs pleins, mais avec une armée faible. La force de l’église ne réside pas dans le nombre de personnes assises, mais dans la qualité de l’obéissance de ceux qui suivent le Christ. La foi véritable est éprouvée par la pratique. Un disciple qui obéit, même au milieu des luttes, est beaucoup plus proche du cœur de Dieu, que celui qui connaît bien les Écritures, mais ne les vit pas.
Et voici la dure réalité : Au jour du jugement, beaucoup de ceux qui ont été comptés comme des membres fidèles d’une église seront révélés comme des étrangers pour le Christ : Lecture de Mt 7,21-23.
Mais ceux qui ont obéi, même s’ils étaient peu nombreux et méprisés, entendront les paroles que tout disciple aspire à entendre : « C’est bien, bon et fidèle serviteur ! »
Jésus n’a jamais dit : « Acceptez-moi dans votre cœur et revenez à la vie normale ». Son appel a toujours été radical et non négociable : « Suis-moi ! »
Ces deux mots portent le poids d’une vie entière de don de soi, de renoncement et de transformation.
Avec sa clarté prophétique, Spurgeon a affirmé : « Nous ne sommes pas sauvés pour nous asseoir, mais pour suivre ». Il savait que l’Évangile du Christ ne forme pas un public, mais une armée. Un disciple ne s’installe pas sur une chaise le dimanche. Il se lève quotidiennement pour marcher au côté du maître.
Le problème de l’église contemporaine est que beaucoup confondent l’adhésion avec la conversion. Ils deviennent membre d’une communauté, mais pas disciple du Christ. Ils portent l’étiquette, mais ne vivent pas la vie.
L’église contemporaine adoucit souvent l’appel pour qu’il soit plus acceptable. Elle évite de parler de renoncement, de sainteté et d’obéissance, remplaçant le « Suis-moi ! « par « Participe à notre communauté ! » Mais Jésus ne recrutait pas des fidèles ; il formait des hommes et des femmes prêtes à mourir pour lui. Dans le vrai discipulat, il n’y a pas de place pour les agendas personnels au-dessus de la volonté de Dieu.
Souvenons-nous ce que Jésus a dit dans Luc 9,23 : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix et qu’il me suive. »
Ces 3 ordres : « Se renier », « prendre sa croix » et « suivre » sont l’épine dorsale de ce que signifie être son élève. Suivre implique de laisser le péché derrière soi, et pas seulement de le confesser. Cela implique de pardonner, même quand cela fait mal, de servir même quand personne ne le voit, et de rester fidèle quand tout le monde abandonne. C’est pourquoi, le discipulat éloigne les foules, mais attire ceux qui ont vraiment faim de Dieu.
Dans la pratique, le disciple apprend à donner la priorité au Royaume dans les décisions quotidiennes, au travail, dans le mariage, dans les amitiés, dans les finances. Il ne demande pas : « Est-ce permis ? » Mais plutôt : « Cela plaît-il à mon Seigneur ? » Sa vie est constamment ajustée à la lumière de la Parole, et non aux tendances de la culture.
L’appel de Jésus n’a jamais porté sur la quantité, mais sur la qualité. Il a prêché à des foules, mais a aussi consacré son temps et son enseignement le plus profond pour quelques uns. Parce qu’il savait qu’un vrai disciple modelé par le feu de l’obéissance, a plus de valeur que 1000 membres tièdes.
Suivre Christ est un voyage qui dure jusqu’au dernier souffle. Ce n’est pas un événement isolé, mais une marche continue. Chaque jour, le disciple doit décider à nouveau : « Aujourd’hui, je veux suivre le Christ ». Cette décision le façonne, le rapproche de l’image du Fils.
Le prix inclut aussi la constance. Beaucoup commencent avec enthousiasme, mais abandonnent en cours de route, car ils n’ont pas calculé le coût.
Jésus a raconté la parabole de l’homme qui a commencé à construire une tour et n’a pas pu finir par manque de ressources (Luc 14,28-30). Il a utilisé cette histoire pour montrer que le discipulat exige de la préparation et de la détermination pour aller jusqu’au bout. Et paradoxalement, plus le prix est élevé, plus la récompense est précieuse. Ceux qui paient le prix découvrent que tout ce qu’ils ont abandonné n’était que poussière comparé à la gloire de connaître le Christ. Comme Paul l’a déclaré : « Je considère toutes ces choses comme une perte à cause de la supériorité de la connaissance de Jésus-Christ, mon Seigneur. » (Ph 3,8).
Suivre Jésus n’est pas un fardeau insupportable, car il a dit lui-même « Mon joug est doux et mon fardeau est léger. » (Mt 11,30).
Mais il est impossible de suivre sans abandonner son ancienne vie.
Le chemin qui sépare un simple membre d’un vrai disciple est étroit, escarpé, et exige quelque chose que la plupart ne veulent pas donner : le renoncement.
Jésus n’a jamais caché le prix du discipulat : porter sa croix et le suivre (Mt 16,24). Le membre entend cette exhortation comme quelque chose de symbolique. Le disciple l’entend et la comprend comme un ordre pour vivre une vie d’abandon de soi. Le membre peut accepter des changements superficiels, fréquenter les cultes, chanter, donner, mais il évite tout renoncement qui touche ses désirs les plus profonds. Le disciple, lui, comprend que suivre le Christ signifie perdre le droit de vivre pour soi-même. Un membre peut permettre à Jésus d’être Seigneur quand il se trouve au temple. Mais un disciple le reconnaît comme Seigneur au travail, dans le mariage, dans les finances, dans les amitiés et même dans les pensées les plus intimes. Renoncer, c’est dire Non ! à la chair quand tout en vous veut dire Oui.
Il n’est pas possible de marcher avec le Christ et de continuer à marcher au même rythme que le monde. Mais le renoncement du disciple n’est pas quelque chose de dicté par la peur ; c’est quelque chose de volontaire, motivé par l’amour. Il comprend que tout ce qu’il donne à Dieu n’est pas une perte mais un investissement éternel.
C’est ce que Jésus a voulu dire lorsqu’il a affirmé : « Celui qui perdra sa vie à cause de moi la trouvera. » (Mt 16,25).
Le problème, c’est que l’église moderne, craignant d’offenser, évite de parler de ce coût à payer. Elle préfère prêcher les bénédictions plutôt que la croix, la victoire plutôt que le sacrifice. Mais sans le renoncement, le christianisme se transforme en une caricature de lui-même, et au final, il y a des bancs pleins et des cœurs vides.
Le vrai disciple renonce à être populaire pour être fidèle. Il laisse de côté ses propres opinions lorsque la Parole les confronte. Il vit de telle sorte que même l’ennemi reconnaît qu’il est la propriété exclusive de Christ.
Spurgeon disait : « Le chrétien qui vit comme le monde ne peut s’attendre à être différent le jour de la moisson. » En d’autres termes, celui qui sème pour lui-même ne peut s’attendre à récolter des fruits spirituels. C’est pourquoi le renoncement est une marque exclusive du disciple. Il façonne le caractère, fortifie la foi et fait de la place pour que le Saint-Esprit gouverne chaque domaine.
Tandis que le membre se contente d’une foi confortable, le disciple cherche une foi qui le consume, parce qu’il sait que c’est le seul moyen d’être le sel de la terre et la lumière du monde.
Jésus ne cherche pas seulement des followers enthousiastes, mais des disciples prêts à mourir, si ce n’est physiquement, du moins mourir à eux-même chaque jour. Il recherche ceux qui comprennent que le Royaume de Dieu ne se construit pas avec la commodité, mais avec l’abandon.
Spurgeon conclut par une pensée qui sert d’avertissement pour nous tous : « La croix sans Christ est inutile. Le Christ sans la croix est impossible ». Le disciple le sait. Il embrasse la croix, car il sait qu’en le faisant, il embrasse aussi la vie éternelle.
Il y a un moment dans la vie de chaque chrétien où le Saint-Esprit nous confronte à une question simple qui exige une réponse radicale : « Vas-tu continuer seulement à écouter, ou vas-tu commencer à obéir ? »
L’ordre de Jésus de faire des disciples (Mt 28,19) n’est pas seulement pour les pasteurs, les missionnaires ou les leaders. Il est pour quiconque se dit chrétien. Si l’Évangile que nous avons reçu ne nous pousse pas à le partager, peut-être n’est-ce pas le véritable Évangile qui a transformé notre cœur.
Et voici la clef que beaucoup ignorent : La vie chrétienne ne se vit pas seulement entre quatre murs. Le champ est à l’extérieur, dans la rue, au travail, à l’école, dans le quartier. Chaque conversation est une occasion de planter des graines éternelles. Chaque acte de compassion est une prédication silencieuse. Mais pour cela, il faut rompre l’inertie. Spurgeon avertissait : « L’oisiveté est le cimetière des chrétiens vivants ». En d’autres termes : Si votre foi ne vous pousse pas à l’action, elle commencera à mourir en vous.
Le disciple comprend que suivre Christ est la mission de tout une vie. Il sait qu’il ne suffit pas d’appartenir à une institution. Il faut être l’église. C’est pourquoi il est urgent de passer du banc de l’église au champ de la moisson. Quand l’église commencera à vivre ainsi, nous verrons moins de rivalités internes et plus de compassion externe, moins de lutte pour la reconnaissance, et plus de disposition à servir dans l’anonymat.
Au fond, tout se résume à ce choix : Rester sur le banc ou aller sur le terrain ; être un spectateur ou un ouvrier ; vivre pour soi-même ou vivre pour le Royaume.
Jésus a déjà fait l’invitation, il a donné l’exemple et donné l’ordre. Ce qu’il attend maintenant, c’est notre réponse.
Voici l’appel final : Sortez du banc, commencez avec ce que vous avez, là où vous êtes. Quand c’est nécessaire, prêchez avec des mots ; mais prêchez toujours avec votre vie.
Le banc est confortable, mais le terrain est l’endroit où les miracles se produisent.
Et seuls les disciples ont le privilège de les voir de près.

